LE FRONT DESK

Demander un avis Google sans être mal à l'aise

Demander un avis met la plupart des coachs mal à l'aise. Le malaise vient rarement de la demande elle-même: il vient du moment choisi et de la formulation.

· 5 min de lecture

Où vivent vos avis

Vos avis ne vivent pas sur votre site. Ils vivent sur votre fiche Google, celle qui apparaît dans la recherche et dans Maps quand quelqu'un cherche un coach dans son secteur.

C'est pour ça qu'un compliment reçu par message privé, aussi généreux soit-il, ne travaille pas pour vous: il n'est visible que de vous. Le geste utile, c'est de transformer ce message en avis public pendant qu'il est encore frais.

Les avis reviennent ensuite dans votre desk avec le reste, et vous y répondez de la même fenêtre que vos courriels et vos textos. Vous n'avez pas à surveiller une page à part.

Le moment: juste après une séance qui a bien été

La demande part quand la séance vient de finir et que la personne est encore dedans. Pas trois semaines plus tard, quand il faut se rappeler pourquoi on était content.

Ça vaut aussi pour les jalons: une fin de forfait, un objectif atteint, un retour après une pause. Ce sont des moments où quelqu'un a réellement quelque chose à raconter.

Et ça vaut de ne pas demander. Une séance ordinaire, un client contrarié, une période difficile: on passe. Une demande envoyée à toute la liste le même mardi tombe au mauvais moment pour une bonne partie des gens.

Quoi demander, exactement

Une demande vague donne un avis vague. « Laissez-nous un avis » produit trois mots et une étoile. Une question précise produit une phrase qu'un inconnu peut utiliser.

Demandez ce que vous voulez que le prochain lecteur apprenne: sur quoi la personne travaillait en arrivant, ce qui a changé dans sa semaine, comment se déroulent les séances. Une question, pas trois.

Suggérer un angle est correct. Écrire l'avis à la place du client ne l'est pas, et ça se lit. Un avis qui sonne comme votre page de vente ne convainc personne.

Un seul geste, sur le téléphone

La demande part par texto ou par courriel, au délai que vous avez choisi, avec un lien qui ouvre directement le formulaire d'avis. Pas de recherche, pas de compte à créer, pas de « trouvez ma page ».

Chaque étape supplémentaire est une occasion d'abandonner. Le test est simple: envoyez-vous la demande à vous-même et comptez les gestes entre le message et le champ où on écrit.

Une relance, une seule, quelques jours plus tard, pour les personnes qui n'ont rien fait. Après ça, on laisse tomber. On ne relance pas trois fois quelqu'un pour un service qu'il rend gratuitement.

Quand l'avis est négatif

Il va en arriver un. La question n'est pas de l'empêcher: c'est de savoir quoi en faire dans les vingt-quatre heures.

Répondez publiquement, calmement, court. Remerciez pour le signalement, reconnaissez ce qui est vrai, dites ce que vous changez ou ce que vous offrez, puis proposez de continuer en privé. Vous n'écrivez pas pour la personne fâchée: vous écrivez pour les gens qui liront l'échange plus tard.

Ce qu'on évite: se justifier en trois paragraphes, reprendre les faits ligne par ligne, mentionner la santé ou la situation personnelle du client. Un avis est public; la fiche de votre client, non.

Rien n'est publié, modifié ni supprimé à votre place. Vous voyez l'avis et vous répondez vous-même, avec vos mots.

Ce qu'on ne fait jamais

Deux pratiques circulent dans le métier. Les deux sont à laisser de côté, et la deuxième se met en place sans mauvaise intention.

Achat d'avis
Payer pour obtenir des avis, ou les échanger contre un rabais, une séance gratuite ou un tirage. C'est contraire aux règles des services d'avis, et un avis acheté finit toujours par se lire comme un avis acheté.
Filtrage des avis
Sonder les clients d'abord, puis n'envoyer le lien public qu'à ceux qui se sont montrés satisfaits. La demande doit partir de la même façon pour tout le monde, et l'insatisfaction doit pouvoir se dire au même endroit que le reste.

La version honnête est plus simple à tenir: vous demandez au bon moment, à tous ceux qui ont vécu la même chose, et vous répondez à ce qui revient. Ce qui revient est d'ailleurs la partie la plus utile de l'exercice.

Ce qui se monte, et ce qui reste à vous

Le reste ne s'automatise pas: choisir les moments, écrire une réponse qui a du bon sens, refuser une pratique qui donnerait des étoiles plus vite. C'est votre nom sur la fiche, et c'est ce qui la rend crédible.

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